Bassesse ou déshonneur !
Bassesse ou déshonneur, les mots nous manquent, n’en déplaise au petit Robert, pour qualifier la dernière offense de nos éminences.
C’était impensable, mais c’est arrivé au Vésinet, où le maire a refusé à un conseiller d’opposition la délégation pour célébrer le mariage de l’un de ses proches. Si cette décision n’enfreint pas la loi, elle consomme la rupture entre l’intelligence, la tolérance, la bienséance et le despotisme !
Aucun maire n’avait à ce jour interdit à un conseiller d’opposition le rituel républicain de l’échange des consentements. Et pourtant dieu sait si certaines tensions existaient à l’hôtel de ville lors des dernières mandatures.
Mais nul édile ne s’était autorisé à franchir la ligne rouge de la vie privée.
Marier une fille, un petit fils, un proche restait – pour tout conseiller – un droit irréfragable acquis en devenant l’un des 33 élus.
L'élu s’est assis dessus, comme il s’assoit sur la protection du site, sur le respect des 83% des Vésigondins qui n’ont voté ni pour lui ni pour ses clampins.
Minable, lamentable, pitoyable, déplorable … juste intolérable cette éviction du fait du prince d’un privilège électoral que l’on tenait pour inaliénable !
Bassesse ou déshonneur : il coche les deux* !
Le Huron
* thanks to Winston Churchill ...

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