Apartheid : le progrès ?


Séparer les pauvres et les riches ce n’est pas une idée nouvelle. 

Dans la société les clivages sur l’aisance sont une constante depuis la sédentarisation. Les beaux quartiers, le haut du pavé, les lieux huppés sont depuis la nuit des temps de fait inaccessibles aux sans dents. Sans leur être interdit, ne faut-il pas faire le ménage, assurer l’entretien ou le gardiennage ?

Les gens de peu étaient alors invités à accéder au périmètre que leur modeste condition tenait éloigné.

Ce n’était dans aucune loi car nul sauf dans l’Inde des castes, ou dans l’Afrique du sud pré Mandela n’aurait songé à codifier le droit d’aller et venir dans l’espace public.

 C’était hier ! 

Et les écolos- gauchos et leurs serveurs de soupe de droite comme de gauche ont inventé les ZFE. Sigle indigeste pour signifier : interdit aux pauvres !

Nul n’entrera désormais dans ces réserves à gens riches et en bonne santé. Pour leur éviter de côtoyer les nuisances colportées par les gueux ils seront tenus hors de portée.

Quelle femme de ménage, quel modeste artisan, étudiant en quête de petits boulots peut se déplacer de sa lointaine tanière jusqu’au cœur Haussmanien de la grande ville en Critair 1 ?

La modeste 4L, la Fiat Panda, la moto qui tourne sur 3 pattes priés de ne plus venir polluer l’intérieur du périphérique. A-t-on mesuré l’incidence de ces dizaines de milliers de véhicules dont l’objectif numéro 1 est de stationner sur les émissions de particules ?

Non significatif au regard des tonnes de CO2 rejetées par l’organisation volontaristes des embarras à Paris Lyon ou autres Bordeaux !

Seul intérêt de cette mesure discriminatoire : nourrir l’illusion d’une politique verte au moment même où en laissant exploser le prix de l’électricité l’État incite les particuliers à se chauffer … au bois ! Grand émetteur de particules fines comme nous l’a enseigné Misse Poles aujourd’hui à la recherche d’emploi !

Les apartheids, c’est comme les ghettos, si ça finit toujours par se résorber c’est rarement de façon tranquille et pacifique.

 

Le Huron

 

Commentaires

  1. notre société qui se croit aller vers le progrés est en train de s'écrouler sous les délires réglementaires de tout poil qui obligent à embaucher des armées de bureaucrates ou d'agents pour faire respecter des obligations de plus en plus tatillonnes tout cela par le truchement de systèmes informatiques bourrés de codes de sécurité nécessairement compliqués qu'on a oublié à la première utilisation
    plus de bureaucrates plus de complications plus de couts plus d'ennuis CQFD
    Au Vesinet merci Corradetti
    cette toile d'araignée réglementaire qui s'abat sur mos existences fait froid dans le dos

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  2. La folie réglementaire nous conduit au désastre
    les policiers devant des ordinateurs et non dans la rue ,des médecins devant des ordinateurs et non devant des malades ,des juges dont les dossiers s'accumulent de plus en plus avec des délais extravagants pour juger ,des artisans qui ne veulent plus aller travailler dans Paris ,des logements qui vont rester vides pour raison thermique, des prix de l'énergie qui s'envolent faute de nucléaire
    Corradetti ne fait qu'ajouter sa goutte d'eau dans ce déluge kafkaien qui nous submerge
    du Courteline à la puissance dix

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