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Affichage des articles du mars, 2022

Macron, les rats et les prisons

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    « Ne faut-il que délibérer,  La cour en conseillers foisonne ;  Est-il besoin d'exécuter,  L'on ne rencontre plus personne. »   On savait les rats omniprésents dans l’entourage du Monarque. Surtout les rats des villes en costumes bleus et cravates grises. Ils squattent les cabinets, analysent et dissèquent, diagnostiquent et excellent dans l’usage du power point. Mais la seule tache qu’ils exécutent c’est la confection des factures, et là ils ne font pas dans la dentelle. 1 Milliard par an pour notre dirigeant c’est une goute d’eau dans l’océan des déficits qu’il léguera à son successeur. 5 millions de fonctionnaires et autant de dysfonctionnements. L’audition hier des hauts dignitaires de la pénitentiaire a fait froid dans le dos. Le plus dangereux des djihadistes laissé en couple avec le plus surveillé des assassins pour perpétrer de sang froid son exécution au nez et à la barbe des surveillants. On doit admettre - avec la famille - que tout était programmé pou

Ils ont cramé la caisse !

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Hier le Huron évoquait le projet grotesque d’enterrer un simulacre de ferme au fond d’un sarcophage. L’absurdité du concept fera gondoler les Vésigondins jusqu’à ce que la douloureuse s’affiche sur leur feuille d’impôt.   3 Millions € au bas mot. Et pas un fifrelin de subvention ne sera accordé à une ville dont le quotient fiscal tutoie les cimes. Ce n’était qu’un avant gout des gabegies dont les administrés de la ville gérée par Coradetti et Cie devront s’acquitter. Leur fascination pour le déficit va faire passer l’ impayable Varèse et son explosion des taux d’impôt locaux de 60% pour un petit joueur. On pensait benoitement Varèse junior conscient des risques qu’un projet immobilier majeur et mal géré impliquait pour les finances de la ville. C’était compter sans l’hubris de sa bande d’écervelés. Héritant par le hasard des urnes de la gestion de la phase ultime du chantier Princesse, des élus et une député lucides et conscients de gérer un pactole de plus de 8 millions d’€ - o

A la mairie, un fiasco chasse l'autre

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Dans la course au fiasco,   cette municipalité fait feu de tous bois. Y aurait-il un challenge à remporter, une médaille à gagner que le dream team de Coradetti exploserait les compteurs et mettrait à mal les concurrents.   Même l’ancêtre Varèse qui pourtant en connaissait un rayon coté extravagance était un amateur. En matière d’écologie là où Varèse voulait s’inspirer des catalans et de leur usine de dessalement de l’eau de mer, Coradetti propose une ferme à mettre dix pieds sous terre ! Avec Varèse au moins la loufoquerie était au débit de la Lyonnaise, avec Coradetti c’est aux frais de la Princesse. La lubie actuelle du chef bobo pourrait relever du calembour si à la mairie on avait une once d’humour. Mais Coradetti pas plus que Varèse ne pratique la dérision. Le second degré est au-delà des capacités de la macronnerie en général et des marcheurs Vésigondins en particulier. C’est donc au sérieux qu’il faut prendre ce plan de planter des légumes au tréfonds de la place du marché.

Coco un jour, coco toujours !

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Les naïfs et les innocents sans oublier les incultes avaient pour ce fils de bonne famille les yeux de Chimène. Il goutait le roquefort et le bon vin, ne crachait pas dans la soupe quand elle n’était pas populaire. Bien sur lui, le langage policé des beaux quartiers, le vieux gendre idéal : ainsi apparut Roussel. Roussel, le cadet des hiérarques du PCF. Le dernier chic chez les bobos en quête de transgressif devenait voter communiste !   Dans l’imagerie collective le coco à la française n’a rien d’un bolchevik provoquant la faucille à la main l’advenue du grand soir . Si l’idée communiste a tant souri à la France profonde jusqu’à récolter 30 % des suffrages c’est parce qu’elle prétendait réaliser en ce bas monde ce que le catéchisme catholique promettait pour l’au-delà ! A chacun selon ses besoins, ou le paradis à portée de-main pour des gens qui trimaient durs, on pardonne alors les quelques exactions puisque la fin justifie les moyens. Roussel aurait du se contenter de ranimer c

Corse : l'engrenage

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Expédié en Corse pour rafistoler – en fait racoler - l’émissaire du président n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Tout de suite les grands mots. Les transgressions hier mises à l’index sont aujourd’hui à l’ordre du jour selon le cabotin. Hier proche de Sarko il s’interdisait, tout comme Pécresse aujourd’hui, de conjuguer Corse avec « autonomie ». Un mot dont le signifiant fait voir rouge dans un pays d’essence jacobine. Comment une telle bascule a-t-elle été possible, comme si en un claquement de doigt présidentiel pouvait se briser l’indivisibilité de la république. Le Chevènement qui vient de faire allégeance à l’autocrate pusillanime doit se retourner dans ses charentaises. Lui dont la défense de l’unicité du territoire fut de tous temps un inviolable totem. Évolution logique d’une concertation bien menée ? Passage prévu du fait d’accords point à point négociés, quand on se souvient qu’il fallut deux ans pour arriver à ceux d’Évian ?   Que nenni ! Sans préavis, par la

Le fait du Prince

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Jamais sans doute depuis 1871 la France n’a été aussi prête à se donner à un monarque. A-t-on, de mémoire d’observateur des us électoraux, vu pareilles débauches de libéralités au profit de communautés aussi diverses et variées que les automobilistes un jour, les fonctionnaires le lendemain, les Corses après demain ? A la différence de ses compétiteurs le Prince distribue ses libéralités pour de vrai, il ne s’agit pas de lunes électorales comme les promesses auxquelles les échéances présidentielles nous avaient habitués.   Le coût des dispositions récentes grève un budget « colossalement » déficitaire.   Les proches du Prince avaient pourtant affirmé que le « quoiqu’il en coute » relevait du passé. Sauf à anticiper une réélection ces gratifications ne sont pas financées puisque elles ne figurent sur aucun budget voté. Il s’agit donc d’une violation d’un fondement démocratique qui impose que les députés votent les dépenses de l’État avant que celles-ci ne puissent être engagées. Par

Bataille de chiffonniers

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Valérie Pécresse s’est longtemps prétendue seule à pouvoir battre Macron. Dès lors elle s’arrogeait un statut présidentiel . Mieux que présidentiable elle se voyait accéder au round final que seuls deux postulants peuvent convoiter.  Eric Zemmour n’en demandait pas tant, il se satisfaisait d’avoir remis la France et son identité au cœur de la campagne, d’avoir rabougri le socle de Marine et de saper les fondamentaux gaulliens de la blonde de Versailles. Et puis vint le débat dont ce dernier était proclamé archi favori. Mais à être trop sur de soi, convaincu qu’à la prochaine escarmouche on portera l’estocade on délaisse l’essentiel et on se laisse rattraper par sa vocation première : la polémique.   Laisser le roquet versaillais s’égosiller, épuiser ses cartouches puis constater l’incapacité de mener une discussion censée éclairer les téléspectateurs sans être invectivé plutôt que la rejoindre dans la cour d’école et renvoyer coup pour coup : le spectacle eut perdu en intensité,

Cous tordus

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Les rumeurs enflent et les théories s’échafaudent qui prétendent – aux fins de mieux le circonvenir - profiler le démiurge du Kremlin. Oubliant que l’essence même d’un dieu est d’être hors d’accès du sens commun. Nonobstant cet écueil fleurissent sur les plateaux télé d’anciens « proches » de l’ex-agent du KGB, exégètes de la pensée du maître de toutes les Russies et accessoirement avides de faire quelques ménages rémunérés en euros, de préférence au rouble. Dans le dénominateur de toutes ces analyses émergent deux hypothèses dont la répétition forcerait la conviction si on ne gardait un zeste d’esprit critique. Première assertion : l’homme s’est bunkérisé, retiré du monde. Victime depuis l’épidémie Covid de son penchant phobique il voit des virus partout. Aucun contact direct sans un tel luxe de précautions qu’il faudrait subir 15 jours d’isolement avant de lui serrer la main. Ce retrait du monde réel expliquerait sa constance dans le fourvoiement. Seconde assertion : l’homme se

La tartuffade de Poissy

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Fanfaronner devant un parterre de partisans sagement alignés par un homme du sérail c’est à glacer le sang, effrontément périlleux. Et pourtant le chef de guerre candidat à sa succession n’a pas hésité à se prêter à la tartuffade de Poissy.   Avec une telle audace la victoire assurée aura surement du panache … ! Si le président voulait joindre le geste à la parole, craignant comme il le feint que l’élection soit déjà pliée faute d’une réelle campagne il pourrait descendre dans l’arène et affronter ses concurrents en combats singulier ou pluriel. Courageux mais pas téméraire le candidat plénipotentiaire a repoussé l’idée même d’une confrontation. Un tas de bonnes raisons justifierait cette esquive. On met rarement sa couardise en bandoulière. On la pare, Ukraine oblige, d’oripeaux martiaux. Et sur ce terrain Macron s’est sapé pour l’hiver. Aucuns des faux-fuyants habituels ne nous sont épargnés. A commencer par son emploi du temps présidentiel.   Quant au risque d’être enfariné, a

Autocrature

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La machine à propagande déroule inexorablement le tapis rouge d’une inéluctable réélection. La France orwéllienne vit un épisode singulier, une autocrature. Une mascarade de campagne électorale dont l’un des prééminents postulants refuse de participer pour des motifs qui seraient burlesques s’ils n’avaient un coté doublement tragique, pour les us démocratiques ici, pour les enjeux de survie là-bas. M. Macron s’est affublé du statut de postulant plénipotentiaire occupé à régler les affaires du monde, indisponible pour se colleter avec les petits candidats livrés aux querelles subalternes. Chef de guerre d’un pays qu’il dit ne pas l’être est un job à temps plein, nous explique doctement le téléphoniste de l’Élysée, tout en sous entendant que ce n’est pas en pleine bataille que la France peut s’offrir le luxe de changer de stratège. Attisant la phobie du risque chez un peuple shooté au principe de précaution, jouant avec les peurs millénaristes ses ministres déboulent sur des écrans

Pause ... municipale

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… sans doute la seule option pour d’ajouter aux malheurs du monde. La futilité des déconvenues vésigondines relègue au plus loin de l’arrière plan les commentaires acerbes qu’en temps normal la fatuité du paltoquet et de ses coéquipiers nourriraient jusqu’à satiété. Quant à poursuivre le « foutriquet », sobriquet dont Michel Onfray affuble le président, de mes assiduités, j’en conçois et l’inanité et l’indécence. La dolence du temps n’incite ni à l’ironie ni à la dérision. N’étant pas équipé pour la complaisance et farouchement hostile à ce que la bien-pensance exigerait, une communion nationale derrière un autocrate équivoque dont je désapprouve la posture, faudrait-il que je dépose ma plume … … et laisse à la pâle-toquée vésigondine le soin d’encenser le candidat président et vice versa avec l’idolâtrie que ce politicien hybride suscite chez 28% des sondés ? La capacité de faire valoir une opinion non alignée face au rouleau compresseur de la propagande officielle est obérée