Un homme à tout faire e(s)t un mauvais Président
Dans les grandes institutions a-t-on jamais vu un président se mêler du contingent, discuter le bout de gras, écarter ses directeurs généraux pour décréter la potion qui doit sauver telle division, telle activité, ou se substituer au DRH pour fixer le temps qu’il faut travailler ?
Un président transmet une vision, entérine les arbitrages proposés par un premier ministre au plus proche des réalités, insuffle un état d’esprit, une hauteur de vue mais ne descend dans l’arène qu’au prix de la déligitimation de sa hiérarchie, de son organigramme.
Macron s’est laissé réélire sans fixer de cap, sans arbitrer entre les forces centrifuges qui minent la société. Il a même théorisé ce renoncement en l’affublant d’un sobriquet : en-même-temps.
Cette absence de vision ne surprend plus les français qui pour leur majorité n’ont connu que des présidents flottants dans des costumes taillés par une constitution conçue par un géant. Se la jouant homme providentiel après la performance pitoyable de Hollande Macron a cru pouvoir économiser l’effort d’un diagnostic existentiel de la société française.
En touche-à-tout il lancé des chantiers censés remettre le pays sur des rails qu’il avait depuis longtemps quitté. En bon à rien il les a laissé s’enliser car les rails n’apparaissaient à aucun des acteurs en charge de ces travaux.
De quelle vision est porteur celui qui nomme : Blanquer puis Pap N’Daye, Collomb puis Castaner ? Celui qui accueille l’Ocean Viking après avoir refusé l’Aquarius ? Celui qui baisse des impôts et augmente les taxes !
L’hyper activisme macronien est un mouvement brownien où chacun peut trouver un début d’engagement qui lui convient … mais quand in fine il réalise qu’il en reste rien, il a compris qu’il n’était que le dindon d’une vaste farce.
Face à cette incohérence certains à droite argumentent qu’il faut coopérer, et tirer au maximum la couverture à soi. Il y aura toujours un peu de grain à moudre pour satisfaire leur électorat se justifient-ils.
A cette aune ils proposent leur voix pour faire passer l’âge de la retraite à 64 ans !
La politique ne consiste pas à aider les canards boiteux à se refaire une santé, à sortir le Président de l’ornière où il s’est fourré même s’il propose quelques cacahuètes en paiement du reniement.
Un mauvais Président reste un mauvais président même s’il ne grille pas un feu rouge ou un panneau stop.
Un mauvais Président doit être sanctionné pour réduire sa capacité de nuisances, il n’y a jamais intérêt à apporter un soutien dont le seul effet est de la proroger au détriment du pays.
Macron n’est pas fait pour présider. Point barre ! Ce n’est pas aux LR de le prolonger, leur mission est de le débrancher.
Le Huron

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