Chants nazi, croix gammés et autres graffitis : de quoi sont-ils le nom ?
Ils fleurissent depuis le 7 octobre ces actes nauséabonds, et les politiques de tous bords – ou presque – d’une voix incantatoire les condamnent et vouent leurs auteurs aux gémonies.
Comme si faire cesser les prurits signifiait en avoir éradiqué les causes.
Seulement ces dernières dérangent ces bons apôtres qui exècrent les conséquences des causes qu’ils chérissent. Un classique chez les bonnes âmes qui peuplent les bancs de notre parlement, chambres haute et basse confondues !
Haïr le juif pour son origine est un racisme tout comme haïr l’arabe ou le ouïghours. Et tout racisme est un acte d’inhumanité qui avilit son auteur se pensant implicitement supérieur. Cet antisémitisme racialiste des années 30, porteur du nazisme, est-il aujourd’hui majoritaire ?
Haïr le juif, l’arabe ou l’ouïghours pour ses actes et ses éventuels crimes est un réflexe pavlovien que peu d’humains sont capables de maîtriser. Des colons témoins d’actes barbares s’interdisent-ils de défourailler sur le premier palestinien venu ? L’Algérie de papa a aussi connu ses ratonnades.
Qui ne s’est jamais approprié une cause, n’a jamais communié avec des victimes devenant le sur-défenseur outragé de la veuve et de l’orphelin ? Par transfert subreptice n’en vient-il pas à abhorrer leur bourreaux et leur vouer une haine qu’il transcrit en gestes – aujourd’hui - symboliques.
Nos politiques ont encouragé depuis Giscard et encouragent – Darmanin et la régularisation des sans-papier - la venue par centaine de milliers de sujets (ils seraient 4 à 6 millions) dont la culture comme la civilisation – sans parler de la religion – ne sont pas miscibles dans notre creuset de tolérance et d’universalité.
Le sionisme est une doctrine récente eu égard à l’histoire de la communauté juive. Très décriée sous la 3ème république et la 4ème pour le risque qu’elle n’encourage les révoltes des populations arabes potentiellement victimes de cette ré-appropriation, elle est devenue la pierre angulaire qui clive le monde en deux groupes irréconciliables : les pro et les con !
Les politiques (Vals et beaucoup d'autres) ont cru pouvoir faire d’un anti sioniste un anti sémite, pouvoir mettre le signe égal entre un partisan du statu quo (ex ante) et un anti sémite racialiste. Cet amalgame - exploité ad nauseam par les islamistes - est un non sens dont le prix se mesure aujourd’hui aux nombres d’actes - réellement anti sémites - commis par ceux qui n'étaient de prime abord que révulsifs au contenu d'une doctrine contestable et à ses dévoiements.
Mais qui seulement la connaît, en connaît les origines et son coût exorbitant pour la communauté juive qu’elle avait vocation à protéger.
Le Huron
* Dans les années 30 la colonisation est à son apogée. Français, anglais, néerlandais se partagent le monde. Pourquoi ne pas en laisser des lambeaux à la communauté juive dispersée sur tous les continents ? Pourtant quelques esprits lucides flaireront le piège, dont de nombreux génies juifs qui n’émigreront jamais en Israël.

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