Censure : le pire des choix ou le choix du pire ?


Entre ces deux extrême le pays a choisi de ne pas choisir.

Le pays aura un budget : la belle affaire. Elle satisfera que le centre mou, les indécis, les médiocres et les profiteurs. Une fois encore est reculée la grande purge celle qui nous délivrera du mal endémique qui ronge le pays.

Pour paraphraser Churchill : Vous avez voulu éviter la censure au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la censure.

Non seulement le budget de Bayrou ne règle rien, il aggrave la dette mais pire, il ne sera pas exécuté car il est bâti sur des vœux pieux pour ne pas dire des hypothèses insincères. Tant sur le taux de croissance que le niveau d’inflation il ne tient nul compte de l’effet Trump.

L’alternative était la Crise, avec un grand C.

Celle qui en 1960 a permis l’avènement du franc lourd, du plan Rueff Armand qu’aucun président du Conseil n’aurait pu infliger aux français.

Aujourd’hui créer un choc salutaire en renvoyant Bayrou à ses compromissions*, les députés à leurs incantations et les commentateurs à leurs imprécations était le choix « raisonnable ».

La France sombre avec Bayrou et le monde politique s’auto-satisfait. Le contentement à l’annonce du renoncement socialiste à voter la censure est de mauvaise augure Le trompe l’œil du coût de l’absence de budget a un prix colossal : celui de nous faire perdre encore une année avant de s’infliger la purge qu’aucun économiste sérieux prétend qu’elle puisse être évitée.

Comment peut-on se satisfaire de la médiocrité de l’épisode qui vient de se jouer ?

Gérer les crises est un art difficile, art dont les américains nous donne une idée de la puissance salvatrice.

Décider du moment, exacerber la crise, faire monter les enchères et rétablir un équilibre sur des bases fondamentalement distinctes du statut ex ante. C’est ce que tout entrepreneur a du expérimenter pour propulser son organisation sur une autre trajectoire .... Schumpeter !

De Gaulle l’a fait, Trump s’y essaye … mais chez nous des petits joueurs cherchent à échapper par des palliatifs à l’engrenage fatal qui conduit à la BCE en écartant tous les risques. Bayrou est l’incarnation de ces notables franchouillards aussi visionnaires qu’un hobereau du Béarn qui attend son Ravaillac !

Le Pen pas plus que Wauquiez n’ont saisi qu’ils étaient à la croisée des chemins. Se sachant impuissant à transformer la crise qu’ils auraient provoquée en sursaut salutaire ils tergiversent et laissent leur tour passer.

L’Italie, L’Espagne, le Portugal ont su le faire sans parler des USA !

A nous le déshonneur !


Le Huron

 

* 3 Milliards de réduction des dépenses de l’État comparé à 2024 ... le rabot devait être grippé.

 

 

Commentaires

  1. A nous de très gros ennuis. Le déshonneur, on s'en f... !
    C'est quand même scandaleux qu'un collectif de contribuables ne puisse pas demander des comptes !

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  2. Cette censure était un mal pour un bien. Et le seul espoir de tuer Jupiter et voir partir tous ces macronistes dont Braun-Pivet. On va encore les supporter jusqu'en 2026 !

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  3. Nos politiques se ridiculisent en poursuivant une politique qui n'assure qu'une chose : leur petit poste bien rémunéré.
    Le Huron a oublié de citer l'Argentine comme formidable exemple de coup de balai et de redressement de l'économie et des finances d'un pays.

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  4. Bayrou apaise les tensions .
    La crise cela peut être un chaos de quelques années à la Robespierre

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