B. Coradetti : un mort-vivant ?


Le conseil municipal du 23 décembre restera, à n’en pas douter, dans les annales. Un de ces moments rares où la réalité dépasse la satire et où l’observateur, pourtant aguerri, peine à croire ce qu’il voit.

Le rôle premier d’un directeur de cabinet est pourtant simple : éviter à son maire de sombrer dans le ridicule. Mobiliser les troupes, battre le rappel, répartir les pouvoirs, bref, faire en sorte que la majorité ressemble encore à une majorité. Or, ce soir-là, seules deux voix – sur les vingt élus encore officiellement estampillés « majoritaires » – ont répondu à l’appel.

Deux hypothèses se présentent alors, également peu flatteuses. Soit le directeur de cabinet n’a pas compris la nature de sa mission. Soit il a parfaitement compris… et choisi d’orchestrer le désastre. Dans les deux cas, la conséquence s’impose : se débarrasser de ce bon-à-rien. À moins, bien sûr, que le coup ne fût monté. Car mieux vaut encore être seul que mal accompagné. Le tsarévitch ne me contredira pas.

La faillite du directeur de cabinet se lit dans la photo du conseil. Mme Braun-Pivet, qui avait coutume de donner pouvoir à son maire, s’en est cette fois abstenue. On en déduira, sans forcer le trait, qu’elle l’a lâché, comme Le Figaro s’en était déjà fait l’écho. Ce détail accrédite l’idée d’un jeu trouble : la trahison du directeur de cabinet devenant le simple prolongement du lâchage par la Diva.

Du côté de la dissidence menée par S. Delpeuch, personne n’a jugé utile de se présenter. Une absence collective qui confirme l’ampleur de la fracture entre Mme Braun-Pivet et le maire. Reste à savoir si Mme Delpeuch peut tirer profit de cette désertion et prétendre agir dans l’intérêt général des Vésigondins.

La réponse est claire : non. Pas tant qu’elle et ses comparses n’ont pas tiré les conséquences politiques de leur opposition, en démissionnant de leurs fonctions. Continuer à exercer des délégations, à en percevoir les attributs, tout en s’opposant frontalement au maire, relève moins du courage politique que du grand écart.

B. Coradetti dispose encore d’un pouvoir redoutable : d’un simple trait de plume, il pourrait contraindre ces élus à siéger en bout de table. A.-M. Foy n’avait pas hésité à retirer ses délégations à N. Lang pour un acte d’insubordination. Preuve qu’un maire peut, lorsqu’il le souhaite, rappeler qui commande dans l’enceinte municipale.

Aucun maire ne saurait durablement se laisser bafouer sans réagir. À défaut de mesures de rétorsion, il lui reste la démission. Aucun maire… sauf B. Coradetti.

D’où cette question lancinante : est-il encore en capacité de diriger la mairie ? Mesure-t-il le ridicule de la situation qu’il offre aux Vésigondins en cette fin d’année ? Comment peut-il encaisser rebuffade sur rebuffade sans jamais se rebiffer ?

Le maire du Vésinet ne serait-il plus qu’un mort-vivant ?

 

Le Huron

 

Commentaires

  1. C’est une honte . Le personnel de la mairie ne peut plus lui obéir . Les vesigondins doivent le huer .et faire une pétition pour appel à la démission . Ou je crois que un certain nombre de conseiller peuvent exiger un conseil début janvier : il faut le virer puisque il n’a pas la décence de partir .les vieux doivent être boycottés avec personne et tract à l’entrée . Allez un effort les élus

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut lire vœux et pas vieux : mille excuses

      Supprimer
    2. Retour sur ce conseil bidon: Les 2 pantins à tout faire de Coradetti , Gueremy ( mais qu’est ce qu’il fait la dedans. Delpeuch a su se sortir !)et l’horrible âme damnée de Coradetti : Vicq Appas sont déshonorés d’avoir siégé à coté de Coradetti . Ils devaient se lever et partir . Gueremy est en train de tuer sa liste . Mais c’est ce que souhaite sans doute Coradetti . Tous dehors .

      Supprimer
  2. Pour un Lyonnais, on peut dire que le spectacle de Guignol s'est invité Bld Carnot.
    Reste à savoir qui tient le bâton et qui fait tordre de rire les spectateurs.

    RépondreSupprimer
  3. Le nouveau spectacle comique que monde nous envie !

    ✨ 𝗖é𝗿é𝗺𝗼𝗻𝗶𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗩œ𝘂𝘅 𝟮𝟬𝟮𝟲 ✨

    Bruno Coradetti, Maire du Vésinet, et le Conseil municipal sont heureux de vous convier à la cérémonie des vœux.
    Ce temps de rencontre sera l’occasion de revenir sur les temps forts de l’année écoulée.

    📅 Samedi 31 janvier à 19h
    📍 Théâtre du Vésinet

    ⚠️ Réservation obligatoire

    RépondreSupprimer
  4. Pendant que le Vésigondins sont spectateurs de ce macabre théatre, la ville continue irrémédiablement de plonger. L'état vient de couper la plupart des subventions avec lesquelles toutes les villes voisines se sont gavées pour se moderniser pendant que le Vésinet plongeait dans le coma. Cette équipe a vraiment fini d'achever la Ville Parc.

    RépondreSupprimer
  5. Chacun des élus de cette majorité qui se dit être en désaccord doit sans délai démissionner.

    RépondreSupprimer
  6. Vous semblez accorder des compétences au pirate mais que nenni.
    Il a été mis à ce poste en récompense des bons services rendus à Braun Pivet pour les législatives de 2017.
    Braun Pivet, Coradetti et le pirate ont mangé leur pain blanc et la brioche.
    En mars 2026, dehors, le pirate pourra aussi être caissier chez Picard.
    Braun Pivet les aura manipulés, utilisés et les jette comme des Kleenex.

    RépondreSupprimer
  7. LE ROUGE porte bien son nom !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

T Gripoix : la poire de la conférence ?

Qui est Alban Hachard, le lieutenant de Gripoix, by Les Gracques

1,496 électeurs orphelins de candidat !