Pavane pour une infante défunte, by Maurice Ravel
Pas de liste, pas de candidats, pas même l’ombre d’un alibi idéologique. La gauche municipale a-t-elle préféré l’abstention préventive à l’humiliation électorale d'un bis repetita ?
On nous dira que la ville est trop à droite. Sans doute.
On nous expliquera qu’il n’y avait pas de troupes. Possible.
Mais enfin, depuis quand une défaite annoncée dispense-t-elle d’exister ?
La rose socialiste, jadis promise à fleurir sur tous les terrains, gît aujourd’hui fanée, oubliée dans un coin du Vésinet, faute de jardiniers et peut-être aussi de courage. Il ne reste plus qu’un vase vide et le souvenir vague d’une opposition qui longtemps n'a pas manqué de mordant. (en haut à gauche les 3 élus historiques de la liste PS du temps d'A. Michel)
Les droites locales peuvent donc se chamailler tranquilles : elles n’ont même plus besoin de vaincre. L’adversaire s’est évaporé avant le combat, laissant derrière lui ce silence un peu gênant qui suit les renoncements ... définitifs ?
Au Vésinet, le pluralisme politique portera donc cette année un brassard noir.
Requiescat in pace, chère liste socialiste inconnue.
Que cette pavane pour une infante défunte accompagne dignement ce qui fut, jadis, une ambition, une présence, une voix dissonante dans l'entre-soi bien réglé de la ville-parc.
Et que ces roses fanées nous rappellent, au moins, qu’ici aussi, quelque chose a existé.
M Ravel

Gueremy est socialiste même s’il n’a pas l’investiture. Et Delpeuch et sa clique sont gaucho bobo.
RépondreSupprimerPas d'accord, il y a de la bonne droite dans sa liste, regardez les profils ;-)
SupprimerIl y a une candidate socialiste, c’est madame Vic Appas, sur la liste de Monsieur Guérémy…
RépondreSupprimerLa source du macronisme est le socialisme. Le mariage pour tous, l'euthanasie pour tous (YBP), la location éthique d'utérus pour tous (Attal). Il y a donc au Vésinet deux listes de gauche... Qu'on les apprécie ou pas!
RépondreSupprimerEt oui, les poules de la rue Albert 1er ont avalé tout cru les rêves socialistes.
RépondreSupprimerLa socialo du coin (coin coin) se la joue solo et son ego n'a aucune ambition collective.
La gauche est déjà présente dans la majorité actuelle. Parce qu'augmenter à la fois les impôts, la dette et les dépenses de fonctionnement, negliger la sécurité des vesigondins, et faire de la construction de logements sociaux l'alpha et l'oméga de la politique d'aménagement de la ville, c'est indubitablement une politique de gauche.
RépondreSupprimerEt c'est la poltique, nolens volens,qui a été menée depuis 6 ans.
Alors pourquoi une autre liste de gauche?
Non, vous faites erreur !
SupprimerIl y a la gauche caviardée par Braun Pivet et son essaim de donzelles qui virevolte comme des insectes autour d’un feu follet, c’est celle qui s’est cru représentée par En marche et qui a fait élire Coradetti.
et puis il y a la gôche, cheminote au Vésinet , celle de Jean Jaurès et de Léon Blum, sans la vaisselle, elle ne mélangera pas ses voix avec les électeurs de Guérémy ou Delpeuch, Elle ne jette pas l’argent par les fenêtres, respecte les agents communaux, ne confond pas concertation et manipulation. Elle déteste le boboïsme et la mascarade des conversions tardives.
Cette sensibilité là pourrait – à lire M. Ravel - ne pas être représentée et grossir le flux des abstentionnistes réduisant d’autant la légitimité de celui ou celle qui sortira des urnes.
L. H.
Ça fait déjà 6 ans que la gauche est au pouvoir au Vésinet, et deux listes émanent de la Majorité actuelle pour les prochaines élections.
RépondreSupprimerÀ la clef des impôts en plus, une explosion de la dettes et des projets de logements ultra-sociaux comme celui de l’îlot Pasteur.
Que vous faut-il de plus ?
Et oui madame Yael Braun-Pivet n’était elle pas avant d’être élue députée, trésorière des français de l’étranger du parti socialiste… c’est dingue, trésorière… la caisse devait être bien mal tenue quand on voit le désastre des finances vésigondines elles mêmes gérées par un adjoint aux dépenses, Maetz dont la spécialité est les finances… quelle belle équipe !
RépondreSupprimerLa gauche c’est « le Vésinet vrai », qui est en soi déjà un mensonge. Delpeuch déclare que sa liste est Centre - divers Droite alors qu’elle et ses colistieres ont soutenu pendant 6 ans des projets totalement de gauche comme le foyer social boulevard carnot, ou encore le 100% social etc. Donc le Vésinet vrai commence dès le début à raconter des cracs. Elle se déclare divers droite uniquement car elle sait qu’au Vésinet les électeurs votent à droite.
RépondreSupprimerVous n'avez pas consulté les profils dans sa liste je crois... ;-)
SupprimerTriste constat mais texte salutaire.
RépondreSupprimerCe qui disparaît ici n’est pas seulement une liste ou une couleur politique, c’est l’idée même de contradiction, de tension démocratique, de débat vivant. Une ville sans opposition n’est pas apaisée : elle est anesthésiée.
On peut perdre une élection, on peut être minoritaire, mais renoncer à se présenter, c’est renoncer à exister politiquement et surtout à représenter celles et ceux qui continuent, malgré tout, à penser autrement. Le courage, en démocratie, n’est pas réservé aux vainqueurs.
Les conseils municipaux sans voix dissonantes deviennent des chambres d’enregistrement. Le spectacle n’est plus là, certes, mais surtout l’utilité. Et avec elle, l’envie de s’y intéresser.
Que cette rose fanée serve au moins de rappel : sans opposition, il n’y a ni progrès, ni vigilance, ni véritable vie démocratique. Seulement un long silence bien ordonné.
Bon, ce soir au conseil, il n’y avait ni majorité ni opposition. Huit conseillers présents… Pas étonnant un 23 décembre !
SupprimerCeux qui me connaissent me reconnaîtront. Ce n'est pas grave. J'ai été le Conseiller innovation du Premier Ministre Alain Juppé. J'ai travaillé étroitement avec Alain Juppé, François Bayrou (ministre de plein exercice en charge notamment de l'Ens. Supérieur et de la Recherche), François d'Aubert (ministre délégué à la Recherche). Je dis ici mon admiration sans borne pour deux d'entre eux, Alain Juppé et François d'Aubert : Intelligents, travailleurs, ayant la France chevillée au corps, entrepreneurs, à l'écoute, décidant toujours pour le bien de la France et des Français : UN MODELE POUR MOI ET POUR TOUS CEUX QUI ONT EU LA CHANCE DE SERVIR L'UN OU L'AUTRE !
RépondreSupprimerChirac a dissous son assemblée et donc sa majorité, je suis resté en poste, et les trois ont été remplacés par Lionel Jospin (que j'ai très peu vu), Claude Allègre et Ségolène Royal. Je le dis avec gravité : Je suis passé de ce qu'il y avait de meilleur à ce qu'il y avait de pire ! Un comportement issu du PSU ! "Je sais tout !" "Je n'écoute rien ni personne !". "Je nomme tous mes copains et je noyaute toute l'administration", "je vire tous les gens qui travaillent", "je les remplace par des "chiens" obéissants au doigt et à l'œil, par des serviteurs aux ordres, par des petits groupuscules d'extrême-gauche à tous les rouages de décision de l'administration". Claude Allègre ne m'a appris qu'une seule chose : On peut virer tous les cadres d'une administration, et les remplacer par des petits soldats serviles du PSU, à tous les postes : Les 18 directeurs de l'administration Centrale, les sous-directeurs, les chefs de bureau, et tous leurs adjoints. Il suffit de faire "une grande réforme de l'Administration", et les postes disparaissent, on renomme les copains ! Ça prend 18 mois, mais c'est redoutable d'efficacité ! Plusieurs cadres et hauts cadres de l'Administration de l'Education Nationale, de l'enseignement Supérieur et de la Recherche, virés, se sont d'ailleurs suicidés ne pouvant supporter ce déshonneur et l'inaction où ils étaient condamnés !
Coradetti, Vicq-Appas, Maetz, et les autres de toute cette bande, c'est exactement des clones ! Comportement du "PSU" : ils savent tout, noyautent tout, n'écoutent rien ni personne, décident de tout suivant leur bon vouloir, tout est caprice, tout est "je jette l'argent par les fenêtres et je m'en fous complétement !". C'est l'extrême-gauche au pouvoir au Vésinet depuis 6 ans, et non, cher Le Huron, il n'y a pas de "bonne gauche", de Mitterrand à Hollande en passant par Jospin, aux dirigeants actuels du PS, c'est le même sectarisme, les mêmes décisions catastrophiques prises sans aucun bon sens économique et sans aucune compréhension du monde des entreprises - qui font tourner la machine France -, les décisions aux conséquence sociétales gravissimes, les mêmes grimaces où l'on affiche des objectifs qui paraissent vertueux - alors que les décisions sont prises n'importe comment, à l'inverse de toute rationalité, avec un seul critère : FAIRE PLAISIR AUX COPAINS ET CONSERVER LE POUVOIR, SANS CONTESTATION POSSIBLE !