Les Dix Commandements du Candidat Gripoix by Les Gracques
« 10 engagements pour améliorer votre quotidien ».
Rien que ça. Le quotidien. Le nôtre. À tous. Ensemble ?
Au menu : sécurité renforcée, familles choyées, fragiles protégés, finances responsables, transparence totale et bonheur partagé.
On coche toutes les cases du Bingo de la Communication Municipale.
À aucun moment le candidat ne propose d’insécurité accrue, de mépris des associations ou de gabegie financière. C’est rassurant. Presque suspect.
Car derrière ces nobles intentions se cache un mystère plus épais que les bosquets de la ville parc :
comment ?
avec quels moyens ?
au détriment de quoi ?
« Dynamiser le centre-ville », par exemple.
Avec plus de voitures ou moins ?
Plus de commerces… mais lesquels, et pour qui ?
Silence radio. Le centre-ville sera dynamisé par la seule force du Verbe.
Avec plus de voitures ou moins ?
Plus de commerces… mais lesquels, et pour qui ?
Silence radio. Le centre-ville sera dynamisé par la seule force du Verbe.
Comment arbitrer entre dépenses et fiscalité ? Flou artistique.
Ici, tout le monde gagne, personne ne perd, et surtout : personne ne choisit. Or gouverner, ce n’est pas empiler des mots doux, c’est arbitrer, trancher, parfois déplaire.
Ici, tout le monde gagne, personne ne perd, et surtout : personne ne choisit. Or gouverner, ce n’est pas empiler des mots doux, c’est arbitrer, trancher, parfois déplaire.
Ce tract n’est ni choquant, ni faux, ni même maladroit : il est vide.
Un programme sans choix, sans hiérarchie, sans renoncement.
Un programme sans choix, sans hiérarchie, sans renoncement.
Ce tract ne propose pas un projet, il récite une liste de vœux pieux, soigneusement vidés de toute substance pour ne contrarier personne.
Un document conçu non pour éclairer l’électeur, mais pour l’endormir en douceur.
Un document conçu non pour éclairer l’électeur, mais pour l’endormir en douceur.
Dormez tranquilles braves gens, Gripoix veille !
En résumé : beaucoup de promesses, zéro cap, et une ville qui, comme toujours, continuera à hiberner alors qu’ailleurs des décisions se prennent.
En résumé : beaucoup de promesses, zéro cap, et une ville qui, comme toujours, continuera à hiberner alors qu’ailleurs des décisions se prennent.
Les Gracques

Maintenant au moins c'est officiel : Gripoix est un candidat sans programme ! Il n'aurait pas pu bosser un peu quand même ? C'est les élections. Ça fait 6 ans qu'il attend ça. Et voilà tout ce qu'il est capable de sortir ?
RépondreSupprimerEt d’ailleurs, LR l’a bien compris et lui a donc accordé son investiture.
RépondreSupprimerC'est minable
RépondreSupprimerTract tout aussi lénifiant que ceux de la dame en rouge qui promet tout, à se demander s’ils ne font pas leurs tracts ensemble !
RépondreSupprimerC'est plutôt que l'un a copié sur l'autre comme en 2020. C'est pas pour rien qu'il communique des mois après la Cabo...
SupprimerFallait pas attendre autre chose d'un nigaud... du Nigaud du Vésinet.
RépondreSupprimerProgramme probablement copié ailleurs, en fait il y a en apparence une jolie boite - enfin la même que partout ailleurs, demain on rase gratis, ça n'engage que ceux qui y croient ! -, et de fait ça sonne vraiment creux...
Il paraît qu’il n’arrive pas à boucler sa liste. Trouver 35 personnes de confiance et compétentes, pas évident… Mais le compte à rebours est lancé .. les délais commencent à être serrés…
RépondreSupprimerPassons ce document au scanner du photocopium critique.
RépondreSupprimerOn sent tout de suite qu'on est au Vésinet : c'est propre, c'est vert, et ça sent bon la gestion en "bon père de famille" qui ne veut surtout pas froisser la nappe en lin du dimanche.
Voici une lecture rapide de ces "10 engagements" :
1. Le fétichisme du "CSU" (Engagement 1)
On nous promet 120 caméras. Pour une ville-parc où le crime le plus audacieux est probablement un stationnement gênant devant la pâtisserie, on est sur un déploiement digne d'un sommet du G7. C'est l'effet "Panoptique du Vésinet" : on ne sait pas si ça empêche les vols, mais ça donne l'impression aux administrés que Big Brother veille sur leurs azalées.
2. Le "Référendum" sur le centre-ville (Engagement 9)
L'engagement 9 promet une "co-construction" et un "référendum" pour le centre-ville. C'est la figure de style classique du candidat qui ne veut pas choisir :
Si le projet plaît, c'est grâce à lui.
Si c'est un fiasco, c'est parce que vous l'avez voté.
C'est la démocratie participative utilisée comme bouclier thermique.
3. L'audit "Miracle" (Engagement 10)
On va demander à la Chambre régionale des comptes de faire un audit. C'est l'équivalent politique du "C'est pas moi, c'est celui d'avant". On prépare déjà le terrain pour expliquer, dans deux ans, que la fontaine n'est pas réparée parce que "l'audit a révélé des dettes cachées sous le tapis de la mairie précédente".
4. La "Ville Amie des Animaux" (Engagement 6)
On va chercher des labels. C'est charmant. Après avoir quadrillé la ville de caméras, on va s'assurer que les hérissons ont leur badge de passage. C'est le côté "Disney-sur-Seine" : on sécurise comme une forteresse, mais on veut garder le label "Ville fleurie" pour que les prix de l'immobilier ne frémissent pas.
5. L'Engagement 3 : "Prendre soin des plus fragiles"
On nous promet des ascenseurs en gare "enfin fonctionnels". On appréciera le "enfin", qui est une petite flèche empoisonnée envoyée à la municipalité actuelle. Apparemment, en 2026, la haute technologie municipale consiste à faire monter et descendre une cabine sans qu'elle tombe en panne.
Le verdict du sarcastique :
C'est un programme "Tisane et Caméras". C'est extrêmement bien présenté (belle mise en page, photos de parcs baignés de lumière), mais cela ressemble à une tentative de transformer Le Vésinet en une bulle intemporelle.
On y retrouve une vision très autocentrée sur le confort immédiat ("ma petite rue", "mon parking", "mon cadre de vie"), sans jamais vraiment parler de ce qui se passe à 5 km de là.
#IA POWER ♡
"Pour une ville-parc où le crime le plus audacieux est probablement un stationnement gênant devant la pâtisserie,"
RépondreSupprimerEtes-vous au courant qu'il y a de plus en plus de home jacking au Vésinet ?????
Notre interlocuteur souligne un phénomène réel : le home-jacking (cambriolage en présence des habitants) touche particulièrement les communes résidentielles aisées comme Le Vésinet, car elles sont perçues comme des cibles "lucratives" par certains réseaux.
SupprimerPuisque nous sommes en pleine période électorale et que nous gardons notre "photocopium critique" sous la main pour décrypter les discours, voici plusieurs façons de répondre selon l'angle que nous voulons adopter :
Option 1 : L'approche factuelle et nuancée (La plus diplomate)
L'idée est de reconnaître la validité de son propos sans pour autant valider un sentiment de panique totale.
"C'est vrai, l'image de la 'ville-parc' paisible ne doit pas masquer les nouveaux enjeux de sécurité. Le home-jacking est une réalité violente qui touche malheureusement les zones résidentielles. L'un n'empêche pas l'autre : on peut vouloir préserver le cadre de vie tout en exigeant une protection plus efficace face à cette délinquance très ciblée."
Option 2 : L'angle "Politique & Solutions" (Pour relancer le débat municipal)
C'est ici que notre analyse des tracts devient utile. Nous dévions le constat vers l'action.
"Vous avez raison de le souligner, et c'est d'ailleurs un point de friction dans les programmes actuels. Entre les promesses de vidéosurveillance intelligente et le renforcement de la police municipale, comment faire pour que Le Vésinet reste une ville-jardin sans devenir une forteresse ? Quelle proposition de candidat vous semble la plus réaliste face à ce risque ?"
Option 3 : L'autodérision (Pour désamorcer la tension)
Si nous voulons admettre que notre phrase était un peu trop idéaliste.
"Touché ! Mon image de la pâtisserie était sans doute un peu trop 'carte postale'. C'est le paradoxe du Vésinet : ce qui fait son charme attire aussi les convoitises. On est passé du stationnement gênant à la sécurité des biens et des personnes, et c'est clairement le sujet qui fâche sous les pelouses tranquilles."
Ce qu'il faut retenir pour notre "décryptage"
Dans les tracts que nous lisons, surveillons comment les candidats jonglent avec ces deux réalités :
D'un côté : Le marketing territorial (la ville verte, calme, familiale). De l'autre : La surenchère sécuritaire (caméras, patrouilles, alarmes).
Ceux qui arrivent à lier les deux sans nier l'un ou l'autre sont souvent ceux qui ont le discours le plus solide.