Cabinets fermés : des prolétaires en grève !
S’il est un déclassement bien réel, s’il est une profession qui s’est laissée prolétariser c’est bien celle des toubibs.
Aujourd’hui, les généralistes rejoignent la cohorte des prolétaires, cheminots et autres fonctionnaires, et usent des moyens de pression dont ont usé et parfois abusé des générations d’exploités.
- Un toubib consulte 3 à 4 patients par heure et encaisse de 80 à 100€.
- Mon coiffeur perçoit 80€ pendant le même temps en rafraichissant 3 clients.
Cherchez l’erreur ?
Le premier a fait 7 à 8 ans d’études et n’a pu s’installer avant 26 ou 27 ans.
Le second joue du ciseau de puis qu’il a obtenu son C A P.
N’importe quel financier connait le cout d’un revenu différé. Actualisé à 5% les sommes sont conséquentes d’autant que le généraliste a parfois du s’endetter pour reprendre une patientèle. L'uniformité de leurs revenus masque une profonde injustice.
La prolétarisation de la profession médicale est une conséquence de son étatisation. C’est la sécu qui assure la rémunération des généralistes, le ticket modérateur étant absorbé par les mutuelles.
Le revenu en berne, la profession n’attire plus et les déserts médicaux ne s’étendent pas seulement en terre rurale mais aussi dans certaines banlieues huppées. Le Vésinet n’a-t-il pas perdu plusieurs de ses généralistes avant qu’un maire - B Grouchko - songe enfin à rendre attractives leur conditions d’installation.
La profession est d’abord victime de sa propre incapacité à défendre une vision libérale du service de santé. Le socialisme à la française est indolore mais il conduit à la lente mais certaine paupérisation de ceux qui y adhèrent.
Fallait beaucoup de naïveté et une incompétence crasse en sciences économiques pour croire aux sirènes d’un socialisme gagnant-gagnant.
Sauf à vouloir imiter les aristos des prolos : les cheminots !Le Huron

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