Retraite, la grande mystification
Tout a été dit ou presque sur cette réforme. Son improvisation alors que cette même réforme était rejetée par le Président il y a peu de temps, son incongruité alors qu’il suffisait d’étendre le nombre de trimestres (Mme Tourraine) pour ajuster temporairement les paramètres au déficit démographique. Fixer un âge légal (65 ou 64) auquel de nombreux ayant droit pourront déroger est incompréhensible quand on sait que ce chiffon rouge réveille autant de vaches sacrées. Mais il est un autre totem auquel Macron se garde bien de toucher. Cet emblème de la spécificité socio-culturelle française s’appelle la retraite par répartition ! Les actifs paient les retraites, c’est la solidarité intergénérationnelle imaginée par le législateur de 1946 nous serine-t-on. Sauf que personne n’ose la simple question : Est-ce qu’en 1946 au vu de la réalité démographique de 1 retraité pour 1,7 actif, ce même législateur aurait opté pour un système de répartition ? A l’époqu...